GREFFES ET DONS D’ORGANES

par Mlle Carole Cermolacce

Infirmière Diplômée d'Etat




    VI - Alternatives aux dons d’organes.


    ·   Demain, les organes artificiels.
           Extension à la pose d’instruments qui aident au fonctionnement des organes propres.

         Le jugement moral doit prendre en compte la gravité de la maladie, le bénéfice attendu, la conservation de la vie de l’individu par les moyens ordinaires à sa portée.

    -       Le cœur artificiel : on connaît déjà le pacemaker, le défibrillateur… Le cœur artificiel est totalement autonome. Déjà implanté en 2001, conçu comme une solution d’attente avant une greffe cardiaque, il est maintenant envisagé comme une solution plus définitive. Il est relié à une pompe sur batterie avec un chargeur externe.

    -       Le pancréas artificiel : on connaît déjà les pompes à insuline mais lui, est pourvu d’un détecteur de glucose qui permet un contrôle sanguin en temps réel et de manière stable. Le détecteur flotte dans la veine cave supérieure juste au-dessus du cœur pour que le haut débit sanguin permette de diminuer la formation de caillot. Il adapte automatiquement la perfusion d’insuline à la glycémie mesurée par le détecteur.

    -       Le poumon artificiel : implantable, il utilise de minuscules fibres creuses et l’énergie de pompage du cœur pour oxygéner le sang. Le dispositif se branche sur les artères du cou et de la jambe. L’oxygénation du sang se fait dans l’instrument lui-même sans aucune intervention au niveau des poumons. Contrairement à cette technique, le nouveau poumon artificiel n’utilise pas de pompe artificielle et réduit ainsi les dommages sur les cellules sanguines.



    ·   Les cellules souches.

    -       Elles ne sont pas différenciées, elles sont totipotentes, car elles sont capables de se développer en n’importe quel type de cellules ou de tissu humain : os, nerf, muscle, cellules d’îlots pancréatiques… La distinction entre elles apparaît au cours de la division cellulaire, ensuite le reste de l’information génétique reste endormi et les cellules musculaires ne donnent que des cellules musculaires, les cellules de peau ne donneront que des cellules de peau, etc. L’utilisation de cellules souches permettrait le traitement de la peau en cas de brûlure, des neurones en cas de maladies dégénératives, des cellules cardiaques en cas d’IDM… Problème moral issu de l’origine de ces cellules souches : elles peuvent être obtenues à partir des cellules souches du sang du cordon ombilical, de la moelle osseuse, mais aussi à partir d’embryons issus de la fécondation somatique, d’embryons « fabriqués » en transférant le patrimoine génétique d’un adulte dans un ovule vidé de son noyau (= clonage thérapeutique).

    -       La cornée mise en culture : après prélèvement de cellules souches de la cornée saine, elles sont cultivées sur une membrane amniotique identique à celle qui entoure le fœtus pendant la grossesse.




Si cet article succinct vous a intéressé et que vous voudriez approfondir la question morale posée par les greffes et les transplantations d'organes, vous pouvez vous reporter à l'article plus fouillé de M. l'Abbé Knittel en cliquant sur le lien suivant : greffes, transplantations et dons d'organe : principes catholiques et applications concrètes.

 

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