MESURES EPIDEMIE

Les Messes en Balagne et celles prévues à Bastia sont supprimées en principe jusqu’au 1er décembre 2020.

A la date du 3 novembre, les mesures gouvernementales restreignent à nouveau les mouvements des personnes pour éviter une propagation de l’épidémie du coronavirus. Ces mesures laissent les lieux de culte ouverts afin que les fidèles puissent se recueillir et demander à Dieu son indulgence malgré nos nombreuses défaillances morales et volontaires. L’attitude d’humilité et de conversion doit prédominer en ces temps de difficile épreuve.

Les prêtres continuent à célébrer leur Messe, mais sans solennité ni rassemblement de plus de 30 personnes. Vous pouvez vous déplacer avec une attestation de déplacement professionnel non salarié au nom de l’association Santu Lisandru Sauli (joindre le reçu de cotisation de l’association) ET une attestation personnelle.

Ne soyons pas plus royalistes que le roi ou plus républicain que la République elle-même. Si les déplacements au supermarché ou pour des exercices corporels sont autorisés, parce qu’il y va de la santé physique et mentale de chacun d’entre nous, il en est de même pour un déplacement dans un lieu de culte (laissé expressément ouvert), nécessaire au bon équilibre général. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de la Parole de Dieu ».

Cependant, la situation vous excuse de la participation au Saint Sacrifice le dimanche, en particulier si vous avez un long déplacement à faire. Vous devrez quand même sanctifier le Jour du Seigneur par un rituel domestique de prières et d’enseignement que vous pouvez consulter ici.

A l’instar des personnels médicaux, les prêtres restent évidemment à votre disposition pour tous les soins spirituels dont vous auriez besoin : confession, sacrement des malades, communion aux malades, etc. Ils disposent pour cela d’une autorisation permanente de circuler. Les ministres des cultes ont le droit de se rendre au chevet des personnes malades ou en fin de vie. N’hésitez donc pas à faire appel à eux si nécessaire !

Pour ceux qui ne pourraient pas recourir au sacrement de pénitence, Mgr de Germay rappelle « la pratique de l’Église en pareille circonstance : la personne peut confesser ses péchés à Dieu et exprimer un acte de contrition dans sa prière personnelle. Si elle a un repentir sincère et le désir vrai d’aller voir un prêtre dès que cela lui sera possible, elle reçoit sans attendre le pardon et la paix de Dieu ». Cette pratique est ancienne. Au cours de l’été 250, alors qu’une épidémie se développait dans son diocèse, Saint Cyprien avait même autorisé les diacres à recevoir, en l’absence de prêtre, l’aveu des apostats pénitents pour aider à leur contrition parfaite, c’est-à-dire au regret par amour de Dieu ou du Christ sans considération d’intérêt personnel (peur de l’enfer ou honte du péché).

ATTESTATIONS DE DEPLACEMENT POUR LES ACTIVITES RELIGIEUSES