MESURES EPIDEMIE

Nous essaierons de mettre en ligne, ce dimanche en fin de matinée, la video de la Messe qui sera célébrée de 9 h 00 à 10 h 00 à Notre-Dame de Lorette. Ce sera une Messe basse à caractère privé précédée de la bénédiction des rameaux. Les Messes en Balagne et celles prévues à Bastia sont supprimées jusqu’à nouvel ordre.

A la date du 27 mars, les mesures gouvernementales restreignent les mouvements des personnes pour éviter une propagation de l’épidémie du coronavirus. Ces mesures laissent les lieux de culte ouverts afin que les fidèles puissent se recueillir et demander à Dieu son indulgence malgré nos nombreuses défaillances morales et volontaires. L’attitude d’humilité et de conversion doit prédominer en ces temps de difficile épreuve.

Les prêtres continuent à célébrer leur Messe, mais sans solennité ni rassemblement de plus de 20 personnes. Sur le site du gouvernement, il est explicitement indiqué : « Puis-je me rendre dans mon lieu de culte ? Oui, les lieux de culte ont été autorisés à rester ouverts. Mais je ne peux pas participer à un rassemblement ou une réunion de plus de 20 personnes au sein d’un lieu de culte ». Comme cette indication se trouve dans l’onglet Réunions familiales et obsèques, vous devez cocher sur votre attestation de déplacement dérogatoire la case déplacements pour motif familial impérieux.

Ne soyons pas plus royalistes que le roi ou plus républicain que la République elle-même. Si les déplacements au supermarché ou pour des exercices corporels sont autorisés, parce qu’il y va de la santé physique et mentale de chacun d’entre nous, il en est de même pour un déplacement dans un lieu de culte (laissé expressément ouvert), nécessaire au bon équilibre général. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de la Parole de Dieu ».

Cependant, la situation vous excuse de la participation au Saint Sacrifice le dimanche, en particulier si vous avez un long déplacement à faire. Vous devrez quand même sanctifier le Jour du Seigneur par un rituel domestique de prières et d’enseignement que vous pouvez consulter ici.

A l’instar des personnels médicaux, les prêtres restent évidemment à votre disposition pour tous les soins spirituels dont vous auriez besoin : confession, sacrement des malades, communion aux malades, etc. Ils disposent pour cela d’une autorisation permanente de circuler. Le site du gouvernement prévoit également : les ministres des cultes ont le droit de se rendre au chevet des personnes malades ou en fin de vie. N’hésitez donc pas à faire appel à eux si nécessaire !

Pour ceux qui ne pourraient pas recourir au sacrement de pénitence, Mgr de Germay rappelle « la pratique de l’Église en pareille circonstance : la personne peut confesser ses péchés à Dieu et exprimer un acte de contrition dans sa prière personnelle. Si elle a un repentir sincère et le désir vrai d’aller voir un prêtre dès que cela lui sera possible, elle reçoit sans attendre le pardon et la paix de Dieu ». Cette pratique est ancienne. Au cours de l’été 250, alors qu’une épidémie se développait dans son diocèse, Saint Cyprien avait même autorisé les diacres à recevoir, en l’absence de prêtre, l’aveu des apostats pénitents pour aider à leur contrition parfaite, c’est-à-dire au regret par amour de Dieu ou du Christ sans considération d’intérêt personnel (peur de l’enfer ou honte du péché).

Les autres consignes de notre évêque sont les suivantes :

  • Concernant les obsèques, il faut privilégier une simple célébration au cimetière et insister pour que les obsèques ne soient célébrées qu’en présence de la famille. Une Messe de funérailles pourra être célébrée ultérieurement en l’absence du corps. Même à l’extérieur, les personnes veilleront à se tenir à distance les unes des autres. Lorsqu’il y a un calvaire, prévoir le temps de prière à proximité. Seul le célébrant bénira la tombe.
    La Conférence des Evêques de France précise : il est souhaitable que les cérémonies soient assurées, « le plus possible, par le curé ou un prêtre de la paroisse. En cette épreuve ce sont eux, les pasteurs, qui doivent être en première ligne au service de la communauté des fidèles dans l’épreuve ».
  • Concernant le sacrement des malades, la CEF donne ces précisions :
    Le canon 1000, § 2 prévoit que, dans la célébration du sacrement des malades, l’onction d’huile puisse être faite non avec le pouce mais avec un instrument, comme un stylet ou une aiguille. Cette manière de procéder a toujours été permise dans le cas d’épidémie.