Prédication

Nous vous proposons d’entendre la prédication donnée par l’abbé Mercury pour chaque dimanche de l’année et fête d’obligation. Il s’agit d’enregistrement pris sur le vif.

Il peut donc y avoir des approximations, des imprécisions, voire des erreurs factuelles, liées au style verbal. Nous envisageons de donner une version écrite de ces sermons, ce qui permettra de corriger ces défauts. Mais ce projet est à long terme.

Vous pouvez télécharger le PDF des textes propres de la Messe sur lesquels porte la prédication en cliquant sur le bouton à droite de l’enregistrement. Bonne écoute à tous !

AIDE POUR COMMENTER LES TEXTES DE LA MESSE DU JOUR

4ème dimanche de Carême
La messe a pour thème la Jérusalem céleste pour laquelle nous nous réjouissons, parce que la conversion intérieure, le jeûne et l’aumône nous rend naturellement citoyen de cette Ville sainte dont nous sommes les pierres vivantes, selon l’expression de saint Pierre. Appartenir à cette Ville c’est appartenir à la famille de Dieu dont les membres vivent de sa Promesse de salut. C’est ce à quoi saint Paul fait allusion dans sa lettre.

Abraham a eu pour femme Sarah. Dieu lui avait promis une descendance. Mais le temps passait et Sarah était stérile. Alors elle a poussé Abraham a prendre Agar, son esclave, selon la coutume de ce temps. Agar a donné naissance à Ismaël. Mais il n’a pas été le fils de la Promesse de Dieu. Celui-ci est venu plus tard quand Dieu a décidé, à un moment où Sarah n’était plus en âge de procréer. Il s’agit d’Isaac. Comme il en a été alors, il en est de même aujourd’hui, dit saint Paul. La synagogue est restée esclave des choses de ce monde, mais l’Eglise née du côté transpercé de Jésus est fille de la Promesse. Elle entre avec le Christ dans le Mystère de Dieu, elle en devient participante en attendant de profiter des joies de l’éternité.

L’Evangile manifeste l’application de cette réalité dans la multiplication des pains. Jésus donne sa nourriture à la foule avant de leur déclarer qu’il est Lui-même le pain de vie descendu du Ciel qu’il nous faut manger pour obtenir la Vie éternelle, c’est-à-dire accéder définitivement à la Jérusalem céleste.
 
 
1er dimanche de la Passion
Dans l’évangile de ce dimanche, Notre Seigneur Jésus-Christ affirme nettement sa divinité. Les juifs ne s’y trompent pas puisqu’ils veulent le lapider. Jésus est vrai homme certes, mais il est aussi vrai Dieu, Fils égal en tout à son Père qu’il connaît le plus intimement qu’il soit possible.

L’Eglise place sous nos yeux ces affirmations afin que nous nous enracinions dans la foi. Entrant dans le temps de la Passion, nous avons besoin de croire fermement que Celui qui va souffrir et mourir est Dieu, ce qui signifie deux choses :

  • premièrement, si Jésus souffre et meurt, c’est parce qu’il veut souffrir et mourir. Puisqu’il est Dieu, il est tout-puissant. Il pourrait empêcher qu’on lui fasse du mal. Mais il veut nous sauver et nous montrer son amour infini de miséricorde. Le comprenons-nous ?
  • deuxièmement, le sacrifice de Jésus réalise vraiment notre salut. En tant qu’homme, il peut s’offrir en victime pour nous et, en tant que Dieu, son sacrifice a une valeur infinie qui est suffisante pour tous les hommes et pour tout homme.

Voilà pourquoi la liturgie place sous nos yeux ce bel extrait de l’épître aux Hébreux. Saint Paul s’appuie sur la réalité terrestre du temple de Jérusalem pour expliquer l’action spirituelle accomplie par le Christ dans le sacrifice de la Croix. L’humanité ne pouvait plus entrer dans le sanctuaire céleste de l’intimité trinitaire à cause du péché originel et de ses propres péchés. C’est donc par son Sang répandu que Jésus nous ouvre à nouveau un accès.

Le Saint Sacrifice de la Messe nous rappelle et renouvelle sans cesse sur nos autels cette action de Notre Seigneur. Alors même que nous en sommes aujourd’hui privés, nous devons réaliser à quel point ce Sacrifice est indispensable à notre vie. Sans lui, nous ne pouvons pas être sauvés pour l’éternité. Et c’est bien cela qui est important : le salut de notre âme, pour lequel rien ici-bas ne peut servir de contrepartie… Aussi nous faut-il manifester notre reconnaissance pour l’amour efficient de Dieu à notre égard.

 
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Dimanche des Rameaux
Le dimanche des rameaux comporte deux parties bien distinctes que l’on reconnaît par la différence des couleurs liturgiques : la bénédiction, la distribution et la procession des rameaux en rouge ; la messe en violet. Le rouge caractérise l’amour de Dieu, la charité parfaite du don absolu de soi-même. C’est la couleur des martyrs et de toute manifestation exceptionnelle de l’Esprit Saint. Le violet signifie la tristesse, la désolation et l’esprit de pénitence.

Dans la première partie de la cérémonie de ce jour, l’Eglise célèbre le triomphe de Jésus-Christ entrant dans Jérusalem sous les acclamations du peuple. Sous l’impulsion du Saint Esprit, Notre Seigneur est publiquement reconnu comme fils de David et roi d’Israël. À notre tour, aujourd’hui, nous le proclamons roi de la terre entière avec la même joie et une grande allégresse. La procession présente rappelle le cortège d’autrefois.

Cependant, en voulant entrer dans l’église, le peuple chrétien se heurte à la porte fermée. Elle ne s’ouvre que sous la poussée de la croix pour signifier que notre union au Christ passe nécessairement par une communion à ses souffrances et à sa mort dans l’acceptation volontaire de nos propres épreuves. Il ne s’agit pas d’une vision doloriste, mais réaliste. Pour atteindre la résurrection, il faut accompagner le Christ dans sa Passion.

Pour nous aider à entrer dans cet esprit de deuil, l’Eglise a couvert le crucifix et les images des saints. Car elle tremble devant les dangers que Jésus affronte et les humiliations qu’il subit de la part de ses ennemis. L’opposition devient palpable et, face à elle, il reste seul. Personne n’est là pour le soutenir, personne pour le consoler… Les divers psaumes de la Messe exposent ses sentiments intérieurs. Le récit nous rappelle le déroulement de la Passion, avec les abandons et les trahisons, jusqu’à la mort sur la croix. Seigneur Jésus, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, pour qui vous avez voulu verser tout votre Sang : qu’il ne soit pas perdu à jamais !

 
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